Dans une soirée marquée par les hommages aux victimes du 13 novembre 2015, l’équipe de France s’est qualifiée pour la Coupe du monde 2026 (Mexique, Canada, Etats-Unis) après avoir facilement maîtrisé l’Ukraine en deuxième mi-temps (4-0). Son talent offensif a fait la différence.
Ce n’était vraiment pas un match comme les autres. Dix ans après les attentats de 2015 qui avaient causé la mort de 132 personnes, le match de l’équipe de France face à l’Ukraine pour le compte des qualifications à la Coupe du monde 2026 au Parc des Princes a ravivé des souvenirs douloureux, où les hommages se sont multipliés. La soirée a commencé par une Marseillaise poignante, suivie d’une minute de silence en hommage aux victimes des attentats ainsi qu’à la situation ukrainienne dans le cadre de la guerre face à la Russie. Des flashes se sont ensuite allumés à la 13e minute et une banderole « À nos 132 étoiles du 13 novembre » a été déployée dans la partie inférieure de la tribune Boulogne.
Lors de sa conférence de presse d’avant-match, Kylian Mbappé avait affirmé qu’il « fallait donner du plaisir aux supporters », par la victoire mais aussi par le jeu. Force est de constater que le deuxième principe n’a pas vraiment été de la partie lors du premier acte. Avec l’absence de certains cadres dans le secteur offensif – Doué, Dembélé – Didier Deschamps avait opté pour un alléchant quatuor Barcola-Cherki-Olise-Mbappé mais aucun d’entre eux n’a réussi à mettre le danger face à une défense ukrainienne regroupée en 5-4-1 et qui n’a rien proposé de toute la rencontre hormis des simulations et des gains de temps permanents.
La difficulté pour l’équipe de France d’affronter des blocs bas ne date pas d’hier. C’est pourquoi le sélectionneur des Bleus avait décidé de titulariser Rayan Cherki en soutien de l’attaquant. Par sa créativité, le joueur de Manchester City devait apporter la folie nécessaire pour déstabiliser le bloc ukrainien mais il a finalement eu trop de maladresses techniques pour apporter un vrai plus à l’équipe. Il faut dire qu’il n’a pas été aidé non plus par ses compères de l’attaque, incapables de prendre la profondeur et trop imprécis dans le petit jeu pour aller au bout des actions.

400e but pour Mbappé
En seconde période, il a fallu que M. Vincic, l’arbitre de la rencontre, regarde les images pour un potentiel penalty ukrainien, finalement non accordé, pour que les Bleus décident enfin d’accélérer. Kylian Mbappé a d’abord transformé d’une panenka son penalty (1-0, 55e) avant que Michael Olise, replacé en numéro 10 à la sortie de Cherki, ne double la mise à la suite d’un gros travail de N’Golo Kanté, toujours aussi important à la récupération (2-0, 76e).
À partir de ce moment, tout est devenu plus facile pour les hommes de Deschamps, disposant davantage d’espaces pour lancer des flèches en contre-attaque. Maghnes Akliouche et Hugo Ekitiké, rentrés en jeu peu après l’heure de jeu, ont eu des situations, mais c’est finalement à la suite d’une frappe de ce dernier, revenue sur Mbappé, que le score s’est alourdi davantage. Certes, ce n’était pas le plus beau but de sa carrière mais celui-ci comptait évidemment beaucoup. Avec ce doublé, le Madrilène porte désormais son total à 400 buts en carrière, à 27 ans, deux ans après son 300e but face à Gibraltar. Le capitaine des Bleus, auteur de son 54e et 55e buts en sélection n’est plus qu’à deux longueurs d’Olivier Giroud, et continue de prouver qu’il est un capitaine sur qui on peut compter, en dehors et sur le terrain. C’est d’ailleurs encore lui qui est venu offrir le premier but en équipe de France à l’attaquant de Liverpool d’une frappe puissante sous la barre (4-0, 88e).

L’Amérique, les voilà !
Avec 13 points en cinq matchs, les Bleus sont assurés de finir premiers de leur groupe et verront donc l’Amérique en juin prochain. Ils n’ont heureusement pas connu la mésaventure de 1993, où l’équipe de France s’était inclinée en fin de match face à la Bulgarie (1-2), les empêchant d’aller au Mondial 1994.
Face à l’Azerbaïdjan, dimanche, « DD » pourra aussi faire tourner son effectif pour donner du temps de jeu aux habitués du banc et ainsi laisser au repos des joueurs déjà entamés physiquement. La saison est encore longue mais tout repos est important pour ses joueurs en quête d’un objectif commun : la troisième étoile.


Felicitations pour la qualification de l’équipe de France. Je voudrais aussi partagé mon emotion lors de l’hommage rendu aux victimes des attentats du 13 novembre 2015 et vous dire que beaucoup de Belges ont aussi eu une pensée pour eux.
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