Le Danois a remporté ce dimanche la première Vuelta de sa carrière au terme d’une course qui n’est pas allée à son terme en raison des manifestations propalestiniennes. À 28 ans, le leader de Visma–Lease a Bike a prouvé qu’il restait bien le meilleur coureur du monde, derrière son meilleur ennemi, Tadej Pogacar.
Sur un podium composé de glacières, en compagnie de Joao Almeida (UAE Emirates) et Tom Pidcock (Q36.5 Pro), Jonas Vingegaard a été sacré pour la première fois de sa carrière sur le Tour d’Espagne, soit son troisième Grand Tour après ses deux victoires consécutives sur le Tour de France (2022 et 2023).

Alors que la course devait initialement se finir dans le centre de Madrid, elle a pris fin prématurément, une fois de plus, en raison des manifestations propalestiniennes, survenues régulièrement au cours de ces trois semaines. Soutenus publiquement par le premier ministre espagnol Pedro Sanchez, les manifestants ont une nouvelle fois pris d’assaut la ligne d’arrivée de l’ultime étape, obligeant par conséquent les organisateurs à stopper la course à 56km de l’arrivée.
C’est donc sur le parking d’un hôtel que le coureur de la team Visma a célébré son premier titre espagnol. Cette victoire, Vingegaard la voulait. Absolument. C’est pourquoi il a commencé fort en obtenant le maillot rouge dès la deuxième étape, avant de le léguer provisoirement à David Gaudu, afin de se délester de protocoles antidopage si énergivores.
Vingegaard trop fort pour ses concurrents
Suivi de près par Joao Almeida, le coureur de chez UAE, le Danois a dû puiser dans ses ressources pour le mettre à distance, notamment après avoir été victime d’une légère maladie au cours de la deuxième semaine. Alors déjà maillot rouge, Vingegaard s’est donc contenté de suivre son concurrent sans prendre de risques significatifs. Une baisse d’intensité qui ne l’a pour autant pas empêché de remporter la 20e étape, à Bola del Mundo, soit sa troisième du Tour après la 2e et la 9e.

Alors que Pogacar est actuellement aligné sur le GP de Montréal (Canada), Vingegaard, grand favori au début de cette Vuelta, a répondu aux attentes. « J’ai l’impression d’avoir comblé l’écart avec lui », analysait le vainqueur. Absent lors des prochains Championnats du monde au Rwanda, prévus du 21 au 28 septembre prochain, le Danois ne pourra donc pas se mesurer à son meilleur ennemi, qui a quant à lui annoncé qu’il y participera malgré son refus initial.
