Auteur d’une course magistrale, le Boulonnais a décroché sa première médaille mondiale à Tokyo. Pas favori au début de la course, il a coiffé tous ses adversaires lors du sprint final pour devenir, à 28 ans, le neuvième athlète français en or lors des Championnats du monde et le premier sur 10 000m.
C’est un moment qui restera à jamais gravé dans sa mémoire. Un an après sa décevante treizième place aux JO de Paris, Jimmy Gressier a remporté l’épreuve du 10 000m, hier, à Tokyo. En confiance après une préparation réussie, avec notamment une victoire sur 3000m en Ligue des Diamants – une compétition qui se déroule tout au long de l’année et sacre le vainqueur lors de la finale à Zurich – le Boulonnais est arrivé à Tokyo serein et en pleine forme. « Pour une fois, je n’étais pas cramé avant le début d’une compétition », lançait-il au micro de la chaîne l’Équipe, expliquant avoir baissé le niveau d’intensité lors des dernières séances.
Neuvième français de l’histoire en or aux Championnats du monde
En suivant le rythme « léger » imposé par ses adversaires, Gressier a eu le temps de se mettre en jambes avant de suivre l’accélération de Grant Fisher, à 3km de l’arrivée. Toujours dans le bon train lors du dernier tour mais seulement 5e à 100m de l’arrivée, le Français a su faire parler sa puissance dans les derniers mètres pour dépasser ses concurrents et coiffer l’Éthiopien Kejelcha juste avant la ligne d’arrivée.
En décrochant la médaille d’or, Jimmy Gressier est devenu le neuvième français de l’histoire à obtenir le graal lors des Championnats du monde, après Marie-José Perec (1991-1995), Stéphane Diagana (1997), Eunice Barber (1999, 2003), Ladji Doucouré (2005), Teddy Tamgho (2013), Pierre-Ambroise Bosse (2017), Yohann Diniz (2017) et Kevin Mayer (2017-2022). Et surtout le premier sur 10 000m, une épreuve difficile dont personne n’osait croire en les chances d’un Français. « Moi, j’y ai toujours cru », déclarait-il, les yeux pétillants à la fin de sa course. Et il a bien fait, car oui, il est Champion du monde.
