Moins dépendants de sa superstar Léon Marchand, les Bleus ont toutefois été capables de s’inviter sur la troisième marche du podium lors des Championnats du monde 2025, à Singapour. Une nouvelle polyvalence qui incite à l’optimisme, à un an des Championnats d’Europe de Paris.
Il avait quitté les Jeux de Paris 2024 en héros, auréolé de quatre médailles d’or autour du cou et avait laissé bouche bée tous les suiveurs de natation, y compris la légende Michael Phelps. Un an plus tard, Léon Marchand n’en finit plus d’impressionner. Pour sa troisième participation aux Championnats du monde après 2022 et 2023, le Français a décroché deux nouvelles victoires individuelles, portant désormais son total à sept titres mondiaux, ce qui le place – déjà – dans le top 10 des nageurs les plus titrés hors relais.
Aligné sur – seulement – deux courses, le 200m et 400m 4 nages, le Toulousain a décidé cette année de mettre de côté le 200m papillon, une épreuve qu’il avait remportée aux JO 2024 et aux Mondiaux 2023. Et on peut dire que cette décision lui a été bénéfique, puisqu’il s’est facilement imposé lors du 200m 4 nages en finale, au lendemain d’un record du monde pulvérisé de plus d’une seconde ! (1’52’’69). Ce record du monde est d’ailleurs le seul des trois records battus lors de cette édition 2025 en individuel.
Une polyvalence qui incite à l’optimisme
Sur le 400m 4 nages, le « Roi Léon » a récidivé, malgré un départ en ligne d’eau n°1, après avoir réalisé le 7e chrono lors des séries. Mais, même en sortant l’un des premiers de la chambre d’appel, ce qui lui arrive très rarement, le Français est resté impassible. Et surtout imbattable. En 4’04’’73, Léon Marchand a réalisé le cinquième meilleur chrono de l’histoire, et mis son dauphin à plus de trois secondes et demie. Un gouffre.
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Mais contrairement aux Jeux de Paris, où il avait monopolisé cinq médailles sur les sept françaises (4 en individuel et 1 sur le relais 4*100 4 nages), le Toulousain a, cette année, bien été aidé par ses copains pour placer la France sur la troisième marche du podium. Maxime Grousset a notamment réalisé des mondiaux exceptionnels, en décrochant deux titres mondiaux, sur le 50m et 100m papillon.

Deux ans après son premier sacre à Fukuoka sur le 100m, le Néo-Calédonien a été à la hauteur des attentes, et a, par ailleurs, largement contribué aux deux autres médailles françaises sur les relais. La première, en bronze sur le 4*100 mixte en compagnie de Yann Le Goff, Marie Wattel et Béryl Gastaldello. Et la deuxième en argent sur le 4*100 4 nages hommes, après un super relais en papillon, dans une équipe composée de Marchand, Le Goff et Ndoye-Brouard. Ce dernier a, lui-aussi, apporté sa pierre à l’édifice en ajoutant deux autres médailles de bronze, sur le 100 et 200m dos et réalisé une belle course lors de la finale du 4*100.

Avec huit médailles dont quatre en or, le bilan des Bleus égale celui de 2013, à Barcelone et dépasse d’une petite médaille celui des JO 2024. Mais le motif d’espoir tient au fait que Léon Marchand n’a, cette fois-ci, pas monopolisé les médailles françaises. D’autres ont également été capables d’en remporter.
Même si de nombreuses faiblesses persistent, notamment côté féminin en individuel – zéro médaille à Singapour – cette nouvelle polyvalence des nageurs français promet de belles choses pour l’avenir. Et ça tombe bien, les Championnats d’Europe qui se dérouleront à Paris en 2026, arrivent à grands pas.
