En supériorité numérique pendant plus d’une heure et demie et en menant au score après un penalty de Geyoro, l’Équipe de France s’est une nouvelle fois écroulée face à une équipe d’Allemagne héroïque. Considérées comme favorites par certains de leurs pairs, les Bleues ne verront même pas les demi-finales.
Coupe du monde 2023, JO 2024, et maintenant Euro 2025 : les années se suivent et se ressemblent pour les Françaises. Alors que les déceptions étaient déjà immenses lors de ces derniers rendez-vous, notamment celui de l’an dernier qui se déroulait à domicile, ce nouveau revers en quarts de finale d’une compétition majeure relance la question d’un plafond de verre pour cette Équipe de France. Pourtant considérées comme favorites par certains de leurs homologues – dont le sélectionneur allemand Christian Wück – les Bleues n’ont pas su poursuivre leur série de onze victoires de rang et pourront avoir énormément de regrets, surtout au vu de la physionomie du match d’hier face à la Mannschaft (1-1 ; 7-6 sp).
Incapable de faire la différence en supériorité numérique
Pourtant, le début de match des filles de Laurent Bonadei relevait presque de la perfection. Un premier but sur penalty transformé par Geyoro (15e) à la suite d’un tirage de cheveux de Kathrin Hendrich sur Griedge Mbock, qui provoquait l’expulsion de la défenseuse allemande. En supériorité numérique pendant 75 minutes, avec l’avantage au score et de nombreux espaces à exploiter, on se disait alors que les Bleues allaient dérouler et empiler les buts comme lors de leurs trois premiers matchs, lors desquels elles ont inscrit 11 buts. Mais c’est bien tout le contraire qui s’est passé.
Dix minutes plus tard, les Allemandes revenaient dans la partie après une combinaison sur corner conclue magnifiquement par Nusken, abandonnée au marquage par Mbock. Une égalisation qui a fait mal aux Françaises, qui tombaient dès lors sur un bloc allemand rondement mené. Sur les ailes – pourtant le point fort français depuis le début de la compétition – Delphine Cascarino et Kadidiatou Diani ont été incapables de faire la différence, même si la première citée a pensé redonner l’avantage aux siennes avant de voir son but refusé par la VAR (40e)
Peyraud-Magnin : du tout au rien
Alors que Geyoro se voyait elle aussi refuser un but par la VAR, les Bleues ont été proches de la catastrophe lorsque Selma Bacha a concédé un penalty dans les vingt dernières minutes. Nusken, déjà buteuse en première période, a cette fois-ci buté face à Peyraud-Magnin. Un arrêt symbolique puisque la gardienne arrêtait son premier penalty en Équipe de France.

Mais toujours incapable de faire la différence malgré les entrées en jeu de Baltimore ou de Mateo, les Françaises ont été contraintes de terminer leur soirée par une séance de tirs au but. Après un premier raté de Majri, dont on ne comprend toujours pas la course d’élan, les Françaises ont été sauvées par la barre lors du quatrième essai allemand et revenaient au score grâce à des tireuses pleines de sang-froid. Peyraud-Magnin, décisive face à Nusken en seconde période, n’a cette fois-ci stoppé aucun penalty allemand, tandis que la jeune Alice Sombath n’a pas converti le sien lors du septième essai. La Mannschaft affrontera l’Espagne en demi-finale de la compétition, considérée désormais comme le grand favori et qui a retrouvé le ballon d’Or 2023 et 2024, Aitana Bonmati.
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C’est une triste fin pour ce groupe plein d’ambitions, qui s’arrête une nouvelle fois en quarts de finale d’une compétition majeure. Laurent Bonadei, le récent sélectionneur, devra en tirer les leçons pour que son groupe franchisse un cap lors de la Coupe du monde 2027, qui se tiendra au Brésil.
